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Fiscalité automobile 2026 : les règles essentielles pour votre flotte

La fiscalité automobile 2026 confirme le durcissement progressif des dispositifs appliqués aux véhicules thermiques et renforce les incitations en faveur des motorisations électrifiées.

Pour les entreprises, ces évolutions ont un impact direct sur le coût global d’usage d’un véhicule en location longue durée ou à l’achat.

Loc’oto vous propose une lecture simple des principaux mécanismes à connaître.

1 - Amortissements non déductibles

Les amortissements non déductibles concernent uniquement les véhicules particuliers. L’administration fiscale fixe un plafond de déduction qui dépend du niveau d’émission de CO₂ du véhicule.

Les véhicules utilitaires ne sont pas concernés par ces plafonds.

Pour les véhicules électrifiés, le coût de la batterie peut être déduit si son montant apparaît distinctement sur la facture.

2 - Le malus écologique

Le malus écologique s’applique lors de la première immatriculation en France des véhicules de tourisme les plus émetteurs de CO₂.

En 2026, il se déclenche à partir de 108 g/km et peut atteindre 80 000 € pour les véhicules les plus fortement émetteurs.

Les véhicules électriques et hydrogène en sont exonérés.

3 - Le malus au poids

Le malus au poids, aussi appelé taxe sur la masse en ordre de marche, concerne les véhicules de tourisme dont la masse dépasse le seuil réglementaire.

En 2026, ce seuil est abaissé à 1 500 kg, contre 1 600 kg auparavant. Le tarif est progressif selon les kilogrammes excédentaires.

Les véhicules électriques et hydrogène restent exonérés. Certains hybrides bénéficient d’abattements spécifiques selon leur technologie.

4 - Les taxes sur l’affectation des véhicules de tourisme (ex-TVS)

Depuis la réforme de la TVS, deux taxes annuelles s’appliquent aux entreprises utilisant des véhicules de tourisme à des fins économiques :

  • la taxe annuelle sur les émissions de CO₂
  • la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques

Ces taxes concernent les véhicules de tourisme affectés à l’activité de l’entreprise, détenus ou loués.

Les véhicules 100 % électriques et hydrogène bénéficient d’une exonération.

En 2026, les barèmes sont de nouveau durcis.

5 - La taxe annuelle incitative (TAI)

La TAI concerne les entreprises disposant d’une flotte d’au moins 100 véhicules légers. En 2026, l’objectif de véhicules à faibles émissions passe à 18 % de la flotte taxable, avec une pénalité de 4 000 € par véhicule manquant. Cette taxe vise à accélérer l’électrification des parcs et à pénaliser les renouvellements trop fortement orientés vers les véhicules très émetteurs.

6 - Les certificats d’économies d’énergie (CEE)

Cette initiative vise à encourager les entreprises à adopter des véhicules électriques, contribuant ainsi à la transition énergétique et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le montant diffère en fonction de :

– la taille de parc du client (parc inférieur ou supérieur à 100 véhicules)

– la typologie de véhicule (voiture particulière électrique ou un utilitaire électrique)

7 - Les avantages en nature

Lorsqu’un salarié utilise un véhicule de fonction à des fins personnelles, cela constitue un avantage en nature. Le mode de calcul diffère selon que le véhicule a été mis à disposition avant ou après le 1er février 2025. Pour les véhicules électriques mis à disposition à partir de cette date, un abattement de 70 %, plafonné à 4 641,60 € par an, s’applique uniquement aux véhicules éco-scorés.

8 - TVA récupérable sur le carburant

La TVA récupérable dépend du type de véhicule et de l’énergie utilisée. En 2026, la déductibilité est de 80 % sur essence, gazole et superéthanol pour les véhicules particuliers, 100 % pour les utilitaires, et 100 % pour l’électricité, le GPL et le GNV.

9 - Le certificat d’immatriculation

Le coût de la carte grise dépend notamment de la taxe régionale, de la taxe de gestion, de la redevance d’acheminement et, le cas échéant, du malus. Depuis la suppression de l’exonération nationale automatique, les régions peuvent désormais décider de maintenir ou non un avantage spécifique pour les véhicules électriques ou hydrogène.

10 - Focus sur le véhicule électrique

En 2026, le véhicule électrique reste le plus favorable fiscalement pour les entreprises :

  • exonération de malus CO₂
  • exonération de malus au poids
  • exonération des taxes annuelles ex-TVS
  • TVA récupérable à 100 % sur la recharge
  • plafond d’amortissement favorable
  • avantages possibles via les CEE
  • contribution positive à la réduction de la TAI